Junya Ishigami architecte et designer

« L’architecture est une création au milieu de laquelle naît la création » – Kazuyo Sejima

Junya Ishigami et l’architecture enfantine.

Junya Ishigami est un architecte particulier, ses dessins et créations qui allie poésie enfantine, technologie et nature s’inscrive aussi bien dans la tradition japonaise que dans un land art revisité.

Il débuta sa carrière chez Sanaa une agence d’architecture fondée par Ryue Nishizawa, Kazuyo Sejima, sa carrière évolua rapidement pour devenir l’architecte et le designer que l’on connait aujourd’hui. Sa particularité est intrinsèquement liée à la nature et à ce que l’architecture peut devenir grâce à elle. Contrairement aux architectes qui recherchent toujours plus de grandeur et d’exagération, Ishigami désire lui revenir à une échelle naturelle et poétique plus en lien  avec l’âme humaine. Il travaille alors les transparences tentant, grâce à la technologie et à la poésie, de créer un univers enfantin qui sera pourtant une représentation méticuleuse de la réalité. C’est aussi une approche simple et humaniste qui souhaite réintégrer l’enchantement dans l’architecture en jouant sur les différentes manières de vivre et d’habiter. Mais Ishigami cache bien son jeu, car, derrière ses projets aux allures simplistes comme des dessins d’enfants, se cachent une réelle réflexion sur la complexité du monde et sur le champ d’action de l’architecture dans ce monde. Il s’empare alors de l’ensemble des outils qu’il a en mains, design, urbanisme, paysage et même géographie pour créer une architecture qui s’efface au profit de la nature. Son architecture vise alors l’infini, la transparence et la légèreté.

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Junya Ishigami et le design

Des chaises aux allures de lutins des bois, presque plus mignons que des chatons ou des bébés, c’est ce que nous offre Junya Ishigami un architecte Japonais. Vues pour la première fois en mai au Design Boom, les chaises réapparaissent habillées pour les mois les plus froids. Incarnant tous les membres de la famille du patriarche au bébé, les cinq chaises sont toutes de formes simples et rondes, comme sorties tout droit d’Alice au pays des merveilles.

C’est à la Biennale de Courtrai en Belgique qu’Ishigami créa son installation « pic-nic » réunissant ainsi toute la famille pour un rendez-vous hivernal. Jouant sur les tricots et les formes des chaises pour les rendre plus vivantes, on peut apercevoir, en se promenant, des mamies chaussées de petites pantoufles, des sœurs se partageant un secret. Des scénettes de la vie de tous les jours qui rendent les chaises plus vivantes et attendrissantes.

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Dans son monde fait de blanc et de pureté, Ishigami nous offre ici une vision plus douce et poétique, un rien nostalgique de la famille et de ces défauts si émouvants. Pourtant on retrouve l’esprit japonais que j’ai tenté de vous décrire quelques articles plus bas. Un esprit simple, rempli de poésie et d’une forme de douceur austère.

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